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La bonne gouvernance


Du PST, outil de gestion, à une commune vraiment co-construite : faire de Saint-Ghislain une « entité active ».

Gouvernance locale : faire de la commune une « entité active »

À Saint-Ghislain, le Programme stratégique transversal (PST) est présenté comme un instrument de gouvernance locale et un tableau de bord pour le Collège, les grades légaux et l’administration.

Pour Entité Active, la question centrale est simple : ce PST fait-il réellement de la commune une « entité active » qui co-construit son avenir avec ses habitants et ses acteurs, ou reste-t-il essentiellement un outil de gestion interne au service de la majorité ?

Une entité active, au sens où nous l’entendons, n’est pas une administration qui « délivre des services » de façon descendante, mais un territoire vivant qui organise la rencontre entre citoyens, associations, économie sociale et entreprises classiques pour définir l’intérêt général et agir ensemble.

Le PST : un outil de gestion… ou un projet de territoire ?

Le PST est, juridiquement et techniquement, un document qui décline la déclaration de politique communale en objectifs stratégiques, objectifs opérationnels et actions, dans une logique de planification et d’évaluation à moyen et long terme.

Sur le papier, cette démarche va dans le bon sens : elle oblige la majorité à rendre son projet plus lisible, à programmer, à suivre et à rendre des comptes.

Mais, de notre point de vue, plusieurs limites apparaissent :

•  La construction du PST repose principalement sur le travail du Collège, des chefs de service et des grades légaux, avec une participation citoyenne et associative très limitée dans les faits.

•  La place des acteurs para-locaux — CPAS, intercommunales comme HYGEA, associations, coopératives, entreprises d’insertion et entreprises de travail adapté — est peu détaillée dans la gouvernance du PST.

•  La co-construction des politiques publiques suppose une co-gestion et une co-décision avec les habitants et les associations, et pas seulement des consultations ponctuelles. Sur Facebook, où l’entité compte 5 000 abonnés, seules 220 personnes ont répondu à un sondage, sur 17 000 électeurs.

Autrement dit, le PST actuel ressemble davantage à un bon outil de gestion pour la majorité qu’à un véritable projet de territoire porté par une « entité active » au sens fort.

Nous défendons une transversalité élargie : non seulement entre services, mais aussi entre mondes — politique, administratif, associatif, économique, citoyen — afin que la commune devienne réellement une entité qui se gouverne avec ses forces vives, pas seulement une machine qui « s’organise » en interne.

De l’administration gestionnaire à l’entité active

Ce que nous proposons

Notre ambition est de faire de Saint-Ghislain une véritable entité active, c’est-à-dire une commune qui :

•  Co-produit sa stratégie avec ses habitants et ses acteurs, en organisant des processus de co-décision sur les grandes orientations du PST : diagnostic partagé, ateliers de co-construction, budget participatif et assemblées citoyennes.

•  Ouvre vraiment la gouvernance à l’économie sociale, aux associations et aux initiatives citoyennes, en intégrant leurs projets dans le cœur du PST et pas seulement à la marge.

•  Mesure la performance à l’aune de la justice sociale, de la transition écologique et de l’inclusion.

•  Assume que les oppositions politiques ont un rôle structurant dans la qualité de la gouvernance, et leur donne une place dans la discussion sur le PST, au-delà de la simple prise d’acte en Conseil.

NOTRE AMBITION

Passer d’un PST qui cadre l’action de la majorité à un projet de territoire qui engage toute la communauté locale.

 

Une commune véritablement responsable et performante ne se contente pas d’optimiser sa gestion ; elle se reconnaît comme entité active, capable de faire émerger, organiser et soutenir la puissance d’agir de ses habitants.



Le conseil communal - Un climat de dérives sectaires à dénoncer

Un conseil communal détourné en tribune politique, au détriment des enjeux locaux et des citoyens.

Le collège communal utilise trop souvent la tribune du conseil pour régler ses comptes avec d’autres niveaux de pouvoir. Dans un contexte de crises et de fragilisation sociale, Entité Active considère que cette stratégie de diversion masque mal des choix discutables locaux.

Séance après séance, les interventions du collège communal se concentrent sur des attaques répétées contre le gouvernement des autres niveaux de pouvoir, présentés comme seuls responsables des difficultés rencontrées à Saint-Ghislain. Entité Active ne nie évidemment pas l’impact difficile des choix régionaux et fédéraux sur les communes. Mais nous refusons que le conseil se transforme en tribune permanente pour ambitions partisanes et carrières personnelles, au détriment du suivi sérieux des dossiers locaux, des problèmes quotidiens et des solutions à construire ici, avec les Saint-Ghislainois.

Responsabilité communale ou ambitions personnelles ?

Entité Active s’interroge frontalement : n’assistons-nous pas à une confusion dangereuse entre la responsabilité de gérer une entité comme Saint-Ghislain et des ambitions politiques individuelles ?

Gérer une commune, c’est :

•  Assumer les choix, les priorités et les renoncements devant les habitants.

•  Construire des politiques publiques cohérentes avec les besoins du territoire, en s’appuyant sur les forces vives locales.

•  Répondre aux crises par des dispositifs concrets, évaluables, par de la proactivité, par de la volonté de vouloir avancer et non par des discours uniquement polémiques.

Chercher à exister sur la scène régionale ou nationale en multipliant les attaques et les postures, c’est autre chose. Lorsque cette logique prend le pas sur l’intérêt général local, ce sont les Saint-Ghislainois qui deviennent les otages d’un projet qui n’est plus celui de la commune, mais celui de quelques personnes en quête de visibilité.

Ce mélange entre communication agressive, mise en accusation systématique des « autres » et absence d’autocritique sur la gestion locale peut finir par créer un climat de dérive sectaire. On y retrouve plusieurs signaux inquiétants :

•  Construction d’un récit où la majorité se présente comme seule détentrice de la vérité et seule défenseuse des habitants, contre des « ennemis » extérieurs.

•  Disqualification de toute voix critique — opposition, associations, citoyens — assimilée à de la trahison ou à un alignement sur ces mêmes « ennemis ».

•  Tendance à verrouiller la discussion, à éviter la confrontation sereine des idées et des alternatives, en saturant l’espace public par des messages simplistes.

 

Nos lignes claires

Face à cette situation, Entité Active avance plusieurs lignes claires :

•  Recentrer le conseil communal sur la gestion de Saint-Ghislain : diagnostic partagé, suivi des politiques locales, transparence des décisions, évaluation honnête des réussites et des échecs.

•  Séparer nettement les ambitions personnelles du mandat communal : moins de posture, plus de travail de fond, plus de co-construction avec les habitants et les acteurs du territoire.

•  Lutter contre toute forme de dérive sectaire en réaffirmant l’importance du pluralisme, de la critique, du débat et du contrôle démocratique.

Entité Active ne prétend pas détenir seule la solution. Mais nous assumons une conviction forte : dans une période de crises, une commune doit se comporter comme une entité responsable, inclusive et ouverte, et non comme le tremplin d’une carrière personnelle.

NOTRE EXIGENCE

C’est à cette exigence que nous continuerons à mesurer l’action du collège communal — et c’est à cette exigence que nous invitons chaque citoyen de Saint-Ghislain à être attentif.